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Gebieder a Reflexiounen . Prières et réflexions  
8 avril 2020

Regarder le Christ serviteur

Prières pour Pâques en français

Se souvenir de nos chers défunts

Au lever du soleil et à son coucher, nous nous rappelons d’eux.
Quand le vent murmure et dans le froid de l’hiver, nous nous rappelons d’eux.
À l’éclosion des fleurs et dans la chaleur de l’été, nous nous rappelons d’eux.
Au frémissement des feuilles et dans la beauté de l’automne, nous ....
Au début de l’année et à sa fin, nous nous rappelons d’eux.
Quand nous sommes fatigués et quand nous avons besoin de force, nous nous rappelons d’eux.
Quand nous sommes perdus et malades dans nos coeurs, nous nous rappelons d´eux.
Quand nous vivons des joies que nous aimerions tellement partager, nous nous rappelons d’eux.
Tant que nous vivons, ils vivront également
parce qu’ils font partie de nous quand nous nous rappelons d’eux.

(Source : Les portes de la prière (Livre de prière des Juifs reformés))

***

Ps 138, 18.5-6

Je suis ressuscité, et je me retrouve avec toi.
Ta main s’est posée sur moi, ta sagesse s’est montré admirable, alléluia !

***

Psaume 11

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
Est devenue la pierre d’angle :
C’est là l’oeuvre du Seigneur
La merveille devant nos yeux !

***

Ps 138, 18.5-6

Je suis ressuscité, et je me retrouve avec toi. Ta main s’est posée
sur moi, ta sagesse s’est montré admirable, alléluia.

***

N’est-ce pas l’émerveillement de ce qui paraissait à leurs yeux l’impossible, l’incroyable
Il est ressuscité, il est vivant, celui qui fait sauter tous les impossibles,
Il est vivant, celui qui fait route, avec nous sans doute que l’on ne sache.
Il est vivant pour toujours, pour chaque jour, pour chacun de nous.
Alléluia
Et ne sommes-nous pas sur la même route de joie avec eux tous ?
Alléluia

***

Regarder le Christ serviteur

Peinture de Sr Marie-Boniface, bénédictine de Vanves / Dieu en humble place, méditation blog : http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/

Regarder ce qu’il fait, ce qu’il dit, ce qu’il est.
Le regarder, s’imprégner de lui.
S’imprégner de sa manière d’aimer.
Pour nous laisser aimer par lui.
Pour aimer sa manière.

1re piste : Jésus ne commence pas par parler mais il agit.
Essayer de vous représenter chacun de ces gestes :
Il se lève de table
Il quitte son manteau
Il met un linge autour de sa taille
Il verse de l’eau dans un bassin
Il se met à genoux
Il lave des pieds
Il est le Maître, il est Seigneur, Il est Dieu
Et il est à genoux, serviteur
Prendre conscience de l’inouï de ce geste
Cela bouleverse nos idées sur Dieu
Dieu n’est plus en haut, il est en bas, en humble place

2e piste : Chacun-e de nous peut entrer dans cette scène, se mettre à table avec les disciples.
Imaginez que Jésus s’approche de vous.
Il se met à genoux devant vous.
Il vous lave les pieds.
Comment je réagis à cela, à ce Dieu à genoux devant moi
Refuser comme Pierre tout d’abord ?
Accepter ensuite ?
Si j’accepte que Jésus me lave les pieds, j’accepte que Dieu m’aime, que Dieu prenne soin de moi, j’accepte de me laisser aimer par lui
Mais cela m’engage au même geste pour les autres.

3e piste : Entendre la parole : je vous ai donné un exemple pour que vous agissiez comme j’ai agi pour vous.
Je peux faire mémoire de mes engagements au service de mes frères et sœurs, envers celles et ceux que je sers.
Et pouvoir dire : pour telle personne, de telle manière, par tel engagement humanitaire, social, politique, Seigneur, j’agis comme tu as agi.

4e piste : Entendre la raison du geste du Christ tel qu’il est dit au début de ce texte :
Sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.
Jésus donne sa vie jusqu’au bout, jusqu’à l’extrême de la croix. Il en donne le sens par ce geste du lavement des pieds.
Entendre son appel à le suivre : aimer jusqu’au bout.

***

Quand je me tiens à l’abri du Très-Haut et repose à l’ombre du puissant, je dis au Seigneur : mon refuge, mon rempart, mon Dieu dont je suis sûr
Livre des Psaumes, Psaume 90, versets 1-2

***

C’est la nuit. J’ai 15 ans. Un terrible cyclone se déchaîne sur l’île de La Réunion. Éclairs éblouissants, tonnerres, averses et vents violents brisent tout. La maison craque, le toit en tôle se soulève. Ma mère en silence prend le tableau du Sacré-Cœur de Jésus et le pose sur une grande table sous laquelle nous nous réfugions. Nous crions vers le Seigneur, et récitons le chapelet. Peu à peu, la paix revient, nous reprenons confiance. Ce jour-là, la prière faisait corps avec notre vie, depuis elle ne m’a jamais quittée.

Elle n’a pas toujours été facile. Même après 65 ans de vie religieuse, elle ne me vient pas naturellement. Bien sûr, je reçois des grâces, mais chaque jour, pour que la prière fasse corps avec ma vie, il me faut faire un effort d’union à Dieu dans la foi. Le Seigneur répond toujours à mes appels.

Dans le chant des psaumes, dans la méditation de l’Évangile, il inscrit sa Parole en moi, et au moment voulu, elle sort. Quand des personnes demandent assistance et écoute, mon cœur est saisi par leur souffrance et c’est tout mon être qui prie avec et pour eux. Cela ne vient pas de moi, c’est le Seigneur qui agit en moi. Ils le sentent et me remercient.

Mais je ne vous ai pas tout raconté sur mon souvenir de jeunesse. Dans la nuit, des appels au secours. Mon père entrouvre la porte en la maintenant de toutes ses forces. Il fait entrer une famille en détresse.

À l’aube, un grand calme. Des dégâts partout. Mais notre maison de tôle et de bois ne s’est pas effondrée. Rien n’est impossible à Dieu.

***

Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux
Évangile selon saint Matthieu, chapitre 26, verset 39

***

La vie monastique, ce n’est pas que des prières. Les tâches de la vie quotidienne sont nombreuses. J’ai même traversé une fatigue de la foi, car je peinais dans certaines tâches pratiques. J’ai crié vers le Seigneur ; Il m’a fait comprendre que je devais lâcher prise et lui faire davantage confiance.

Alors, je me suis armée de la Parole de Dieu, de la prière et de la charité dans le don de moi-même. Ce fut l’origine d’un nouvel élan dans ma foi.

Le Piton des Neiges, ce volcan de La Réunion, qui semble endormi, illustre bien la fatigue de la foi. En apparence, rien ne se passe et pourtant la lave est toujours là, qui jaillira de nouveau. Quel que soit l’état de vie, nous rencontrons parfois cette fatigue. Ce n’est ni une malédiction ni une fatalité. Un couple rencontre parfois la fatigue de l’amour. Pourtant, il est possible que rien ne soit fini. Une lave invisible attend peut-être silencieusement de se réveiller. Et cette lave peut devenir terre fertile. Lors de son agonie, Jésus a connu ce coup de barre spirituel : « Mon âme est triste à en mourir. » Devant l’ampleur de la tâche à accomplir, Jésus s’en remet au Père : « Si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » Fortifié par cette prière, Jésus accueille sa mission. Avec ses disciples, il s’avance vers Juda : « Levez-vous, allons, voici qu’il est proche, celui qui me livre. »

Par sa Croix et sa résurrection, Jésus transfigure toutes nos fatigues et nos agonies. Il nous appelle à les vivre dans la prière, la confiance et la persévérance.

***

Et la maison fut remplie de l’odeur du parfum
Évangile selon saint Jean, chapitre 12, verset 3

Ce matin, nous pouvons dire : « Notre foi nous a sauvés ! » Mais « si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi notre foi ».* Ce cri de joie est le fondement du message chrétien. Si nous ne croyons pas en la résurrection, il reste peut-être une vision religieuse du monde, mais le message chrétien est mort. Nous sommes ressuscités avec le Christ, et ce matin, nous chantons Alléluia avec toute la Création.

Aujourd’hui, Dieu, comme aux premiers jours de la Genèse, s’est rendu présent dans un lieu informe et même vide. Nous en découvrons la trace. Le linceul est là, le linge qui a couvert la tête est roulé à part. Mais le corps du crucifié est absent.

Le Ressuscité a emporté le mal, la haine, la jalousie, la discorde, la guerre. Il fallait la Croix pour que l’Écriture s’accomplisse, mais aujourd’hui la lumière triomphe des ténèbres : c’est notre foi, nous voulons vivre.

En ce jour de la résurrection, Jésus sort vers l’immensité de Dieu et, de manière nouvelle et pour toujours, se rend présent à l’univers, hommes et bêtes, végétaux et minéraux, trous noirs et étoiles. Christ est ressuscité et, sans le souci de Marie-Madeleine d’oindre le corps de Jésus, le récit se serait terminé sur la mort du Galiléen.

Marie-Madeleine, premier apôtre de la résurrection, s’approche de ce qui est mort en nous pour le parfumer de la bonne odeur de la foi. Son témoignage, premier maillon de la longue chaîne des disciples, entre doucement dans notre vie et ouvre un passage, une sortie vers la lumière. À travers les yeux du Ressuscité, elle perçoit nos ténèbres, les traces des blessures : elle voit et reconnaît en nous des frères, des sœurs.

C’est le désir de parfumer qui nous entraîne dans la course, car nous voulons donner au monde la bonne odeur du Christ. Il était souvent question de parfum ces derniers jours, notamment à Béthanie. Eh bien oui, le parfum est signe de la présence de Dieu, il chasse l’odeur de mort pour faire place à la vie, à la foi qui sauve et relève.

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Alléluia

 
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