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CREDO - Priedegten / Sermons
Je crois en Jésus le Christ

Je crois en Jésus-Christ, son fils unique, notre Seigneur,

qui a été conçu du Saint-Esprit,

est né de la Vierge Marie,

a souffert sous Ponce Pilate,

a été crucifié, est mort et a été enseveli,

est descendu aux enfers,

le troisième jour est ressuscité des morts,

est monté aux cieux,

est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant,

d’où il viendra juger les vivants et les morts

Quand, en tant que chrétiens et chrétiennes, nous entrons dans une église, nous nous dirigeons d’emblée vers le bénitier, nous trempons nos doigts dans l’eau bénite et nous faisons le signe de croix. Par ce geste, nous nous remémorons notre baptême. De plus, nous affirmons ainsi notre foi en Jésus, le Christ.

Ce Jésus de Nazareth était profondément uni à Dieu. Sa vie toute entière reflétait son absolue confiance en Dieu. C’est ainsi qu’il a pu rendre témoignage de l’amour infini de Dieu pour l’homme. D’ailleurs, le nom « Jésus » signifie « Dieu sauve ». Jésus est appelé « Fils de Dieu », ce qui confirme son union à Dieu, une union à Dieu absolument unique ! Jésus est celui par qui a resplendi la bonté de Dieu. Par lui, Dieu est venu parmi nous, il a pris chair, il s’est fait homme. Par Marie, Jésus est venu naître en notre monde.

La vie publique de Jésus, sa façon de dire Dieu, toute sa manière d’être, témoignent de cette union à Dieu fondée sur une absolue confiance en lui. C’est cette confiance en Dieu qui a fait de Jésus le Christ, celui qui vit la parfaite union à Dieu tout en se montrant solidaire de tous les hommes, en particulier de ceux dans la détresse.

D’un côté, il y a Dieu qui, par son Fils Jésus, nous révèle l’amour infini de son cœur, amour allant surtout vers les petits, les pauvres, les faibles. D’un autre côté, il y a Jésus qui nous montre le chemin vers Dieu puisque, tout en étant de condition divine, il a pleinement partagé notre existence humaine.

Justement parce que la vie de Jésus a été orientation toute transparente vers Dieu et en même temps solidarité aimante avec nous, les hommes, justement parce que Jésus a pleinement assumé les hauts et les bas de l’existence humaine, justement parce qu’il a partagé notre vie jusqu’à la mort – et à la mort sur une croix,

c’est justement pour cela que nous pouvons lui faire confiance, ce qui signifie croire en lui, avoir foi en lui.

Et sur une même lancée, nous pouvons aussi croire en l’amour de Dieu lui-même, amour dont Jésus est issu.

Oui, l’amour de Dieu a voulu devenir homme en son fils. C’est-là le mystère de son grand amour.

Qu’il ait voulu parcourir de la naissance à la mort toutes les étapes d’une vie humaine l’est de même - un mystère d’amour. Mais qu’il ait accepté la mort sur une croix, voilà le mystère ultime de son amour, mystère que nul ne peut pénétrer.

Les croix, les chemins de croix dans nos églises paroissiales et chapelles nous parlent de ce mystère; les évangiles et nos traditions autour de Pâques nous rappellent que la vérité dernière de la souffrance de Jésus et de nos souffrances ne se trouve pas en elle-même, mais au-delà d’elle, dans la résurrection. C’est la vérité du grain de blé qui meurt pour vivre - le grain de blé qui est semé dans les champs en automne, qui meurt dans cette terre et qui se met à germer. La tradition voit en cette graine Jésus le Christ, qui est mort, mis au tombeau, descendu aux enfers pour ouvrir une porte nouvelle. La mort n’est plus un point final.

La mort est un processus, un passage qui conduit à une vie nouvelle, qui transforme tout en une autre dimension. « Jésus a été élevé à la droite du Père » : voilà le sens de sa montée aux cieux. Et puisqu’il a promis qu’il reviendra, c’est que l’histoire humaine est un processus linéaire vers un achèvement, vers une fin ultime : Dieu, la vie éternelle en Dieu.

Oui, c’est vrai : la vie humaine ne sera pas livrée au néant, elle sera transformée en vie éternelle. Pour terminer, écoutons les magnifiques paroles d’espérance du Père rédemptoriste René Ludmann :

« Mais maintenant les ténèbres ne sont plus les mêmes :

elles cachent une lumière intérieure.

La croix n’est plus la même :

de honteuse, elle devient glorieuse.

La mort n’est plus la même :

de néant, elle devient porte vers plus loin.

Jésus n’est plus le même :

il sort du tombeau,

transformé par l’Esprit Saint glorieux,

pour nous dire :

tels serez-vous un jour. »

Cela est notre foi, dont nous sommes fiers de témoigner.

Amen.

 
 
 
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