Skip to main content Skip to page footer

« Faites cela en mémoire de moi »

Commentaire pour le Jeudi saint - Isabelle Scart (02.04.2026)

Alors que la colère explose dans le monde, comment nous préparer à fêter Pâques ? En ce Jeudi saint, je veux choisir la joie ! Je refuse d’ajouter ma colère à la colère du monde. Réjouissons-nous donc pleinement de ces deux anniversaires que nous fêtons aujourd’hui, aussi merveilleux l’un que l’autre et surtout indissociables : l’institution de l’Eucharistie et celle du Sacerdoce chrétien.

C’est dans la première lecture que l’Église nous propose le récit de ce qui fut accompli par le Sauveur au cours de la dernière Cène. Ce qui se passe aujourd’hui dans le Cénacle n’est pas simplement une anecdote de la vie terrestre de Jésus. Les Apôtres ne sont pas seulement des convives privilégiés de la table de Pâques. Dans le Cénacle, il y a bien plus qu’un repas et il y a autre chose qu’un sacrifice. Saint Paul le rappelle dans la lettre aux Corinthiens. Le Christ a dit : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »

Jésus a réuni ses Apôtres, ceux qu’Il a choisi, qu’il a appelé par leur nom, et Il leur a confié la tâche la plus précieuse pour le Salut de l’humanité : le don de pouvoir, par l’action de l’Esprit-Saint, Le rendre réellement présent sous la forme du pain et du vin consacrés. Depuis, lors de chaque messe, le Christ est présent à la fois dans le sacrifice et dans la personne du ministre. L’Eucharistie, instituée par Jésus le soir du Jeudi saint, est le miracle de sa présence toujours renouvelée parmi nous et en chacun de nous quand nous communions.

En indiquant également que cette Eucharistie est la première d’une multitude, le Christ établit sur la terre un ministère par lequel se renouvellera, jusqu’à la fin des temps, ce qu’Il vient d’accomplir en présence de ses Apôtres. Les Juifs avaient des Grands Prêtres mais Jésus, qui est venu accomplir la loi, institue un nouveau sacerdoce. Par ses paroles, Il donne à ces douze hommes le pouvoir de changer, eux aussi, le pain en Son Corps et le vin en Son Sang ; et ce pouvoir sublime se transmettra dans l’Église, par l’ordination, jusqu’à la fin des siècles. Jésus continuera d’opérer, par le ministère d’hommes mortels et pécheurs, la merveille qu’il accomplit ce soir dans le Cénacle.

Quelle grâce d’avoir les Apôtres pour premiers pasteurs ! Ils sont comme nous, bien pécheurs. Parmi eux, Judas, qui était pourtant présent pendant la Cène, trahira Jésus. Il se suicidera ensuite dans un geste désespéré, ne pouvant se croire digne de la Miséricorde infinie de Dieu. Pierre, quant à lui, alors qu’il est déjà institué chef de l’Église, le reniera au chant du coq. Mais, à la différence de Judas, il pleurera amèrement et nous donnera l’exemple de ce que nous devons faire. Quoi que nous fassions nous serons pardonnés, si nous pleurons amèrement.

Hier, lors de la messe chrismale, les prêtres, successeurs des Apôtres, ont renouvelé devant leur évêque et devant le peuple de Dieu leurs promesses sacerdotales d’obéissance, de célibat et de prière. Prions pour tous les prêtres qui nous ont accompagnés depuis notre naissance : celui qui nous a baptisé, celui qui a entendu notre première confession, celui qui nous a donné la première communion, celui qui nous a peut-être préparé au mariage ou qui nous a accompagné dans un discernement vocationnel… Et répondons à l’appel lancé par Léon XIV le 25 mars dernier : « Prions le Seigneur afin qu’Il envoie à son Église des ministres qui soient ardents de charité évangélique, dévoués au bien de tous les baptisés et courageux missionnaires partout dans le monde. »

Och an dëser Rubrik

Mit dem Auferstandenen auf dem Lebensweg

Barmherzigkeitssonntag und Weißer Sonntag

„Kann es wirklich nur das geben, was es immer gab?“

« Faites cela en mémoire de moi »