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Orientéierungshëllef fir d’Héichpunkten . Repères des temps forts  
14 avril 2015

Introduction à l’Épiphanie du Seigneur

Cette fête était le Noël des Orientaux, particulièrement de l’Eglise d’Alexandrie où elle semble avoir supplanté la fête païenne du soleil ainsi que celle de la crue du Nil à l’occasion de laquelle on puisait, en cérémonie, de l’eau du fleuve - rite que l’on christianisa par la commémoration du baptême de Jésus et par la fête de l’eau changée en vin aux noces de Cana. Ce jour devint tout naturellement un jour de baptême. Quand, peu après, les Eglises romaine et orientale « échangèrent » leur fête de Noël, la liturgie latine intégra aussi le Baptême du Christ et les Noces de Cana. Il en reste des traces dans l’Office des Heures, dans la fête du Baptême du Christ qui termine le temps de l’Epiphanie, et jusque dans le deuxième dimanche du Temps ordinaire dont les évangiles gravitent autour des événements baptismaux du Jourdain (années A et B) ou des Noces de Cana (année C).

Peu à peu, dans l’Eglise latine, l’adoration des mages devint l’objet principal de la fête. La tendance populaire à se fixer sur un aspect second aux dépens de la réalité centrale a fait dévier l’attention sur les mages, d’où le nom de Fête des Rois. Mieux vaudrait dire Fête du Roi. Car ces mages (dont aucun texte d’Ecriture ne dit qu’ils furent des rois) sont venus adorer le « Roi d’Israël », un Roi-Prêtre auquel ils offrent des présents significatifs : l’or royal et l’encens sacerdotal.

Cette fête est, à proprement parler, plus grande que Noël. Disons qu’elle est Noël dans sa plénitude. Le peuple catholique de l’Occident, surtout depuis saint François d’Assise, l’inventeur de nos crèches, préfère Noël, et fête l’événement historique, la naissance de l’Enfant Jésus. Les Orientaux et, dans une bonne mesure, notre liturgie, fêtent un événement plus profond : l’Epiphanie de Dieu, la manifestation glorieuse du Verbe de Dieu au milieu de nous.

Epiphanie - manifestation - se disait d’un roi quand il venait visiter une ville, événement qui donnait lieu à des illuminations, fêtes et privilèges. La fête de l’Epiphanie célèbre, de même, Celui qui « vient visiter son peuple » (Lc 1,68), Celui qui se manifeste en gloire. Ce n’est plus l’enfant caché dans la crèche, c’est le Roi-Prêtre auquel l’Eglise, comme les mages, apporte les présents de son action de grâce et de son coeur entièrement donné.

La fête prend encore une couleur missionnaire, universaliste : ces mages, venus de loin, représentent tous les peuples du monde. Nous fêtons aujourd’hui les jeunes Eglises d’outre-mer venues tard à la foi, mais avec toute l’ardeur et tout le dynamisme de leur jeunesse. Nous fêtons encore - eh oui ! - ces hommes et ces femmes qui cherchent sincèrement, parfois en méprisant l’Eglise. De bonne foi, tel Saül dans son ardeur « pure » de pharisien. Ah ! qu’ils aient, comme Saül sur le chemin de Damas quand la gloire de Dieu l’aveugla bien heureusement, une épiphanie ! Que Dieu les illumine de cette lumière dont l’étoile des mages est annonciatrice !

Tel un éventail que l’on ouvre lentement pour en détailler la richesse, la liturgie déploie aujourd’hui Noël en Epiphanie, avant de déployer cette Epiphanie première en Epiphanie pascale, puis en Epiphanie finale.Retour ligne automatique
Ainsi cette venue glorieuse du Christ en notre monde et ces mages représentant « les nations », les peuples encore loin de Dieu, annoncent-ils, dès le début de l’année liturgique, ce que celle-ci fêtera à son terme : le Christ Roi rassembleur des nations. Si Noël peut être dite la fête familiale, l’Epiphanie est la fête universelle. Si, à Noël, une joie douce s’empare de nous, à l’Epiphanie, un frisson glorieux nous parcourt, émeut notre âme, dilate mystérieusement le coeur et porte le regard au loin.

 
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