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Geschicht vun der Diözes . Histoire du diocèse  
31 janvier 2017

Église et religion au Grand-Duché de Luxembourg

La christianisation provenant de la cité chrétienne et romaine de Trêves engloba le territoire du Luxembourg dès le 4e siècle et a progressivement remplacé les croyances païennes. Durant les 6e-7e siècles, dans le cadre de la consolidation chrétienne, des paroisses mères ont vu le jour, elles ont été divisées plus tard et ont progressivement épousé la disposition du système de la paroisse actuelle. Dans cette seconde vague d’évangélisation Echternach détient une grande importance. Cette cité a servi de base pour la mission des peuples de la Frise par le moine et évêque Willibrord (658-739) venant d’Angleterre. Celui-ci y fonda un monastère bénédictin, qui grandi en ayant un grand et dynamique rayonnement culturel. La basilique d’Echternach détient à ce jour les restes du Saint Patron du Luxembourg d’origine anglo-saxonne qui, chaque année, sont vénérés lors de la procession dansante.

Lors du Luxembourg médiéval, les grands monastères et familles religieuses se sont implantés en nos régions : les bénédictins (Echternach, Munster/Luxembourg, Saint-Hubert) et cisterciens (Orval, Clairefontaine), suivi par les franciscains, dominicains, clarisses, les chanoinesses de Saint-Augustin, etc. Ils ont eu une influence formatrice sur la pastorale, sur la spiritualité et sur la culture. Le Luxembourg a été à peine touché par la Réforme protestante, les jésuites étant depuis 1594 bien implantés ici. Ils ont promu le culte de la « Consolatrice des Affligés », qui a été choisie à l’époque de la peste et de la guerre comme Sainte Patronne de la ville (1666) et du Duché de Luxembourg (1678). Cette dévotion reste vivante aujourd’hui à travers un pèlerinage national qui est célébré chaque année pendant deux semaines durant la période après Pâques et qui est appelé « Octave ». Après la dissolution lors de la Révolution française et l’établissement de nouvelles fondations religieuses au 19e et au début du 20e siècle, différents ordres et congrégations sont à retrouver maintenant dans les secteurs sociaux et de l’éducation, ainsi que par une présence contemplative et parfois aussi active dans la pastorale : la congrégation des sœurs de Sainte Élisabeth, les sœurs de la Doctrine Chrétienne, les sœurs du Pauvre Enfant Jésus, les carmélites du Tiers Ordre, les bénédictines de l’Adoration Perpétuelle ; les Rédemptoristes, les prêtres du Sacré-Cœur, les bénédictins de Clervaux etc. Leur persistance est mise en question à cause du manque de vocations, mais leurs œuvres sociales perdureront dans l’avenir grâce à de nouvelles structures de bienfaisance au sein de notre diocèse Caritas.

Depuis le Moyen-Âge, le Luxembourg a fait parti de plusieurs diocèses à tour de rôle (principalement Trêves et Liège), il est revenu, par le Concordat de Bonaparte en 1801, au diocèse de Metz. En 1823 il faisait partie du diocèse néerlandais de Namur et est devenu, en 1840, après la grande réduction du territoire découlant de la séparation d’avec la province belge du Luxembourg, un Vicariat Apostolique dépendant de Rome. Le premier Vicaire Apostolique, Jean-Théodore Laurent (1841-48), crée, à travers une législation religieuse et éducative, à travers de nouvelles structures paroissiales et diocésaines et en établissant le séminaire, toutes les conditions nécessaires pour l’établissement d’un diocèse indépendant. Cependant l’Église catholique à Luxembourg n’a été établie diocèse indépendant qu’en 1870. Le Saint Pape Jean-Paul II l’a élevé au rang d’archidiocèse en 1988. 8 épiscopats ont à ce jour existé dans l’Église à Luxembourg : Nicolas Adames (1870-1883), Jean-Joseph Koppes (1983-1918), Pierre Nommesch (1.920 à 1.935), Joseph Philippe (1.935 à 1.956), Léon Lommel (1956-1971), Jean Hengen (1971-1991), Fernand Franck (1991-2011) et Jean-Claude Hollerich (depuis 2011).

Dans l’État de Luxembourg, l’église a joué un rôle important, en tant qu’organisme religieux et idéologique, d’unité et de patriotisme, surtout au cours de la Seconde Guerre mondiale. Dans la période de sécularisation moderne sa force presque exclusive d’empreinte des mentalités se perd peu à peu, mais malgré la diminution de la pratique religieuse, la religion catholique reste une forte composante de l’opinion au sein de la diversité existante au Grand-Duché. Depuis le 19ème siècle, et plus récemment par l’importance du Luxembourg comme siège des autorités européennes, d’autres églises chrétiennes ont pris pied dans le périmètre des minorités religieuses à côté d’une petite communauté juive : protestants, anglicans, orthodoxes de rattachements divers et aussi, depuis la guerre des Balkans, une minorité musulmane non négligeable.

La relation entre l’État et l’église est réglementée au sens de l’autonomie mutuellement reconnue et des formes de coopération par la Constitution luxembourgeoise, plusieurs lois et un certain nombre de conventions. La coopération dans le secteur social de bienfaisance et le secteur de l’éducation (enseignement religieux catholique dans les écoles publiques, co-financement des écoles privées) fait partie de ce système. Les serviteurs du culte des grandes églises chrétiennes et de la communauté juive sont payés par la loi de l’État.

L’Église catholique, encore majoritairement représentée, a cherché à prendre en compte les exigences modernes à travers le IVe Synode diocésain de Luxembourg dans la ligne du Concile Vatican II (1962-1965). Ceux-ci ont cherché (1972-81) a repositionner l’Église et le catholicisme dans un esprit de dialogue et d’ouverture au monde dans la culture d’aujourd’hui. Cela comprend la spécification d’accroître la vocation européenne et la référence active à de nombreux organismes de l’Église supranationales ainsi que les efforts de renouvellement intra-ecclésiaux et des initiatives pastorales. L’œcuménisme entre les différentes confessions chrétiennes devient palpable au niveau du Conseil de l’Église chrétienne créé en 1997 au Luxembourg.

 
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