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Faire de la place au Sauveur qui vient

Commentaire du premier dimanche de l'Avent, année A - Isabelle Scart (30.11.2025)

Nous voici à l’entrée de l’année liturgique, qui commence avec le premier dimanche de l’Avent. Le moment de dresser un bilan de l’année écoulée, regarder le chemin parcouru et identifier les pas que le Seigneur nous demande de faire pour Sa plus grande gloire. Qu’avons-nous fait au cours de cette année écoulée, pour approfondir notre relation avec Jésus ? Peut-être moins que ce que nous avions prévu ou que nous aurions voulu. Nous pouvons profiter de ce temps de l’Avent, temps d’attente paisible, pour ranger et nettoyer nos âmes, pour nous préparer à accueillir le Sauveur qui va venir et qui va nous demander si nous avons de la place pour Lui.

À partir de ce dimanche, la liturgie est en demi-teinte : les ornements sont violets, le Gloria disparaît mais l’Alléluia demeure. Cela nous rappelle que, dans le passé, les semaines avant Noël s’accompagnaient de pénitences, certes plus légères que celle du Carême, mais de pénitences tout de même. Nos frères orthodoxes vivent d’ailleurs toujours un « petit Carême » alors que nous, catholiques romains, avons tendance à anticiper l’Avènement du Seigneur : installation de la crèche, repas festifs... La raison de cette joie est que l’Avent, en latin adventus, avènement, est une préparation aux trois venues du Christ : son incarnation humble et cachée, sa présence actuelle dans nos âmes, son retour dans la gloire (la Parousie). La première venue du Seigneur est derrière nous : le Christ incarné a conversé avec les hommes. Nous vivons depuis son second avènement, par lequel Il fait sa demeure en nous, si nous Lui laissons suffisamment de place. Ce temps de la grâce est mystérieux et plein d’amour, il nous permet de tisser des liens avec Jésus comme avec un ami, un frère. Et nous attendons la Parousie, Son retour dans la gloire.

Jusqu’à Noël, les lectures évoquent ces trois présences. La première fait référence aux prophètes, et particulièrement à Isaïe, celui de tous qui a prédit avec le plus d’évidence les caractères du Messie. Les enseignements d’Isaïe nous permettent de découvrir peu à peu le Sauveur promis, sous les traits tantôt gracieux, tantôt terribles, à l’aide desquels il nous le dépeint. En ce premier dimanche, c’est l’espérance qui domine : «  Il sera juge entre les nations et l’arbitre de peuples nombreux. De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre. » (Is 2, 1-5)

La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains et appelle à la conversion, au changement d’attitude propre à la présence actuelle du Christ en nous : « Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour, sans orgies ni beuveries, sans luxure ni débauches, sans rivalité ni jalousie, mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ. » (Rm 13, 11-14a) Ce sont ces paroles, lues par saint Augustin, qui décidèrent sa conversion. Lui-même raconte dans ses Confessions qu’à cette lecture il résolut tout à coup de rompre avec la vie des sens et de revêtir Jésus-Christ.

Enfin, l’évangile de saint Matthieu incite à la vigilance de l’attente de la Parousie. « Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » (Mt 24, 37-44).

L’Enfant adorable de la crèche est aussi le Christ ami qui habite en nos cœurs et le Roi tout-puissant qui va juger le ciel et la terre.

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