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Baroudeurs du Christ : les missionnaires de 2026 au cinéma

Avant-première en présence du réalisateur, Damien Boyer, le 9 janvier au Cinéma Utopia.

Avec Baroudeurs du Christ, Damien Boyer, le réalisateur de Sacerdoce, propose un documentaire lucide et fort. Dès les premières images, l’amour qui habite le cœur des missionnaires explose à l’écran. « Le but final est de rassembler toutes ces personnes dans une grande famille humaine et une grande famille aussi spirituelle » explique un missionnaire de Taïwan.

Bien loin du film catholique que l’on pourrait qualifier d’identitaire, dans le sens où il s’adresserait à une communauté informée et à un public déjà conquis, l’œuvre de Damien Boyer est faite pour tous, croyants ou non. Avec un objectif résumé par un des missionnaires : « pour que personne ne meure sans savoir qu’il est aimé ».

Damien Boyer sera présent à l’avant-première du vendredi 9 janvier 2026. Quelques jours avant, nous avons pu l’interroger.

Cathol. Quel est le sujet de votre film, Baroudeurs du Christ ?

Damien Boyer. Je suis né dans un milieu dans lequel les missionnaires étaient très présents. Ils revenaient de partout dans le monde. Leur amour radical me touche. Nous nous sommes attachés à des missionnaires d’aujourd’hui, qui partent au bout du monde, dans un pays qu’ils ne choisissent pas, pour faire découvrir le Christ. Nous avons voulu présenter leurs vies, la relation à Dieu qui transcende les cultures, leurs défis…

En même temps nous expliquons la naissance des Missions Étrangères de Paris, au dix-septième siècle, alors que l’Église missionnaire était encore trop portée par une logique d’expansion et de domination. Le pape Urbain VIII avait alors demandé aux missionnaires de changer radicalement leur approche, de se couper de tout intérêt colonialiste et de s’en aller sans rien, sans autre ambition que celle d’aimer.

Comment analysez-vous le succès des récents films chrétiens ?

Je ne crois pas que l’on puisse dire d’une œuvre qu’elle est chrétienne ou non. Un film est d’abord un film. Mon identité n’est pas d’être chrétien, catholique ou protestant. J’ai découvert Jésus-Christ par le milieu évangélique, certes, mais mon identité, c’est le Christ, comme le dit saint Paul dans la Lettre aux Romains. Ce qui m’intéresse c’est de toucher les gens en utilisant ce qui tient à la foi. Je crois dans le réveil de la spiritualité.

Nous constatons tous que les sujets religieux sont depuis peu revenus au box-office. Je crois que c’est un retour de balancier. Pendant très longtemps, on a exclu le sujet de la religion des œuvres de fiction. Peut-être par crainte d’exclure, de stigmatiser, de paraître fermé… nous nous sommes effacés. Aujourd’hui je constate la présence d’un double phénomène générationnel : d’une part, certaines personnes, plutôt âgées, sont nostalgiques de l’époque où l’Église était réellement au centre du village, au sens propre comme au sens figuré ; d’autre part, la jeunesse a un élan spirituel, un besoin de s’accrocher à quelque chose de plus grand. Cet élan spirituel n’est pas seulement chrétien d’ailleurs.

À qui s’adresse Baroudeurs ?

Ce n’est pas un film pour initiés. Depuis l’écriture du film jusqu’à la post-production, nous avons tout pensé pour nous adresser à des gens qui ne connaissent rien à la foi. Les retours des spectateurs sont très forts. Ils sont bousculés jusqu’à se demander à quel point eux-mêmes sont prêts sont prêts, ou non, à perdre quelque chose pour le Christ.

Rappelez-vous que c’est rarement Jésus qui choque les gens. Alors, amenez vos amis, vos voisins !

Damien Boyer a créé la société Orawa Production, qui emploie aujourd'hui une dizaine de personnes à temps plein. De nombreuses de ses réalisations sont disponibles gratuitement sur son site internet de vidéos à la demande

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