Célébration de la Passion du Seigneur
Méditation sur l'agonie du Christ et adoration de la Croix. Montée vers Pâques 8/9.
Après les joyeuses cloches et l’exultation de l’orgue au Gloria du Jeudi saint, la musique s’est tue.
Ce Vendredi saint est marqué par le silence, silence animé délicatement par la maîtrise Sainte-Cécile de la cathédrale, sous la direction de Marc Dostert, et par la Schola Gregoriana dirigée par Paul Breisch.
La célébration débute donc sans chant d’entrée, sans croix ni cierge. Les ornements sont rouges. L'autel est nu. C’est le seul jour de l’année où la statue de Notre-Dame Consolatrice des affligés n’est pas vêtue. Monseigneur Leo Wagener, évêque auxiliaire du diocèse de Luxembourg, qui célèbre ce soir, sans crosse ni anneau, se prosterne sur le sol devant l’autel.
La liturgie de la parole est dominée par la lecture de la Passion du Seigneur selon saint Jean. Certes, comme le remarque Monseigneur Wagener dans son homélie, la liturgie du Vendredi saint est longue. Il arrive que certains fidèles le relèvent. Mais il faut la situer dans le contexte de la Passion : l'agonie du Christ a été longue elle aussi, et la liturgie accompagne la Passion du Seigneur. "Nous vivons des temps troublés, avec des guerres, des conflits et de très nombreuses souffrances, hélas - c'est le mystère de la Croix". Mais, le troisième jour, le Christ resssuscitera, Lui qui est la Vérité.
Après l'homélie vient la grande prière universelle, qui demande au Père d’étendre à l’Église et au monde entier les fruits de la Rédemption. Prions pour la sainte Église, pour le Pape, pour le clergé et le peuple fidèle, pour les catéchumènes, assis au premier rang, pour l’unité des chrétiens, pour les juifs, à qui le Seigneur a parlé en premier, pour ceux qui ne croient pas au Christ, pour ceux qui ne croient pas en Dieu, pour les pouvoirs publics, pour ceux qui sont dans l’épreuve.
Les cœurs ainsi préparés, la croix est présentée à l’adoration des fidèles qui s’avancent avec respect. La communion, après le Notre Père, se fait avec les hosties consacrée le Jeudi saint. La célébration se termine en silence comme elle avait commencé.
Durant la journée de pénitence du Samedi saint, la croix restera présentée à l’adoration des fidèles. L’Église demeure dans la foi et l’espérance auprès du tombeau du Seigneur, méditant sa Passion et le prix du salut du monde.
Nous ne sommes pas les gardiens d’un tombeau vide, nous sommes les témoins du vide du tombeau.